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Mise à jour

16 novembre 2017

Les choix d'écriture de l'auteur

Confidences :

1.- Alors, voilà. Comme je suis un être atypique, sorti d’aucun moule, non par choix ni par goût, mais tout simplement parce que la vie m’a construit ainsi, j’ai écrit un roman qui, de mon point de vue, est difficilement classable. Oh, rassurez-vous, rien de très révolutionnaire ! J’ai seulement voulu réaliser un roman à l’image de ceux que j’eusse aimé trouver en librairie : un roman qui mêlent à la fois la passion (aspects psychologiques), l’action (trame du policier ou du thriller) et la réflexion ; avec un zeste d’humour, car rien n’est pire qu’un romancier se prenant au sérieux, quand bien même le sujet abordé le serait.

2.- Comme disent les Québécois – que je salue au passage – j’ai de la ‘‘misère’’ avec le contexte dans lequel évoluent habituellement les personnages : soit dans le passé, soit dans un avenir plus ou moins lointain ; rarement dans notre réalité. Et lorsque c’est le cas, cette réalité le plus souvent ne sert que de décors, de support ou de prétexte ; le fait divers dont l’auteur s’inspire est ramené au rang d’une « idée intéressante », utile à l’élaboration de son récit. Mais il existe une raison à cet état de fait : fiction et réalité ne font en vérité pas bon ménage. Les critiques et les essayistes littéraires y voient généralement une sorte de journalisme littéraire, " un genre conditionnel de la littérature, dont la littéralité et la créativité sont discutés" (Philippe Vilain, La littérature sans idéal, p. 76).  Néanmoins, n’est-ce pas une raison pour relever le défi ? Un défi de plus, me direz-vous, cela tient de la gageure. Probablement ; mais que serait un roman qui ne prend pas de risques sinon un roman tape-à-l’œil ? Séduire, plaire, c’est bien, mais est-ce là l’essentiel que nous devons attendre d’un récit romanesque ? Au diable donc les critiques !

 

« Mais je crois fermement que, sans renoncer à divertir, la littérature doit plonger jusqu’au cou dans la vie de la rue, dans l’expérience commune, dans l’histoire en train de se faire, comme elle l’a fait dans ses meilleurs moments, parce que de la sorte, sans arrogance, sans prétendre à l’omniscience, en assumant le risque de l’erreur, l’écrivain peut rendre service à ses contemporains et sauver son métier de la déliquescence à laquelle il semble parfois succomber. » (Mario Vargas Llosa, La civilisation du spectacle, p. 217)

« Voulez-vous un exemple de tape-à-l’œil plus grand que nature ? Néron jouant du luth devant le feu d’artifice produit par les corps embrasés des Chrétiens : l’amateur spécifique, l’esthète spécifique qui fait tout en faveur du bel effet. L’artiste, lui, doit faire du bon, non du beau travail. » (Hermann Broch, « La vision du monde donnée par le roman » (1933) dans Création littéraire et connaissance, Gallimard, coll. Tel, p. 223)

 

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