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Mise à jour

12 octobre 2017

Conférence du 13 juin 2013 (suite 2)

3.- Un roman engagé

 

Dilemmes est un roman de combat contre le pessimisme et l’esprit de défaite. Il peut se résumer d’une phrase : Même un combat perdu d’avance peut ouvrir le champ des possibles. C’est aussi un roman engagé par les causes qu’il défend, en particulier celle du rapport à l’argent, celle du rapport à l’Autre, et de la place centrale de l’éthique dans les rapports humains. Quant au plan littéraire, Dilemmes s’oppose tout autant à la tendance hégémonique du roman psychologique contemporain qu’à une certaine conception élitiste du roman et au cloisonnement des genres. Une opposition qui se traduit, précisément, par une transgression des genres que j’entends pousser très loin puisque je ne m’interdis rien : ni le fait que Réalité et Fiction ne s’opposent pas nécessairement, ni le fait qu’un roman puisse contenir un essai, ni le fait qu’une fiction puisse faire émerger une vérité objective, ni le fait qu’il soit possible d’instruire le lecteur tout en le divertissant, et bien d’autres choses encore. Alors, bien évidemment, une telle transgression ne va pas sans risque. Mais après tout, comme dit en substance Hermann Broch, qu’est-ce une littérature qui ne prend pas de risque sinon une littérature tape-à-l’œil, une littérature de pacotille ?

 

 

En guise de conclusion,

 

J’aimerais vous faire une confidence : Dilemmes est né de la volonté de relever trois défis au plan littéraire (voir mes problématiques). Le premier : comment établir un récit littéraire à partir de faits divers judiciaires quand on sait que mêler la fiction à la réalité ressortit au journalisme littéraire selon certains critiques ou essayistes littéraires. Le second défi consiste à se demander ce que peut dire d’autre un roman, de plus, de différent que la Justice ou la Loi, voire même la presse quand on sait que pour la communauté des gens de Lettres un véritable écrivain n’a rien à dire et ne doit se préoccuper que du style ? Enfin, dernier défi : quelle place la littérature peut-elle faire au questionnement éthique et plus généralement à la philosophie morale ? En principe aucune, puisque le propre de la littérature est de permettre la transgression des mœurs et de la morale.

 

 

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www.roman-dilemmes.fr


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