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12 octobre 2017

Seconde problématique (suite)

 

 

D’où la nécessité, également, de mettre en mouvement l’histoire au lieu de la narrer ; observer de quelle manière elle fonctionne et dans quelle condition, telle une machine, elle produit « quelque chose qui n’existe pas encore ». Quant à savoir ce que le récit nous révèle, Franck le découvrira au bout de son périple après s’être confronté à l’ensemble du dispositif répressif [1] lorsqu’il constatera, son roman achevé, que, par la voie de l’écriture, il aura été bien plus loin que ne le peut la Justice ; plus loin que ne l’autorise la Loi ; plus loin que les révélations de la presse.

 

Puissiez-vous, chers lecteurs, en refermant le livre, partager le constat de Franck et accéder à votre tour et par vous-mêmes à cette Vérité objective tant décriée.

 

 

 « Un romancier, s’il est vraiment romancier, sans doute ne croit pas à la vérité. Telle est la conclusion de l’un de ses grands livres, Elisabeth Costello. Il n’y a pas pour lui d’autre profession de foi possible que celle-là. [2] »

 

 

 

[1] Au sens foucaldien du terme désignant un ensemble de pratiques et de discours.

[2] Ph. Forest, Préface in J.M. Coetzee et Arabella Kurtz, La vérité du récit. Conversations sur le réel et la fiction, Albin Michel, coll. Itinéraires du savoir, 2015, p. 14.

 

 

 

 

Lire la troisième problématique

 

Quelle place faire à la morale, au droit et à l'éthique dans un récit littéraire ?

 

 

 

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