Evénements

Mise à jour

 15 juin 2018

SECRETS ET VERITE

GARDER LE SECRET     /     DENONCER LE SECRET

 

Le néant du Droit

—  Autrement dit, je ne rentre dans aucune case, aucune catégorie juridique sinon celle de délinquant, pour pouvoir défendre ma cause contre la plaignante qui organise une fraude de plusieurs milliards d’euros au préjudice de la nation toute entière ; ce n’est ni juste ni très sensé. La banque serait en droit de me poursuivre pour violation du secret des affaires sans que je puisse l’appeler à la cause pour lui opposer la nature délictueuse des affaires qu’elle mène et dont elle revendique le secret ? De quel droit ma volonté d’agir en justice pour justifier mon action contre la banque ne peut-elle pas trouver son fondement ?  Étrange non, ne trouvez-vous pas ? J’ai le sentiment de me retrouver tout à coup sans-fond – par-delà le vide juridique – dans le néant du Droit.

—  Croyez-moi, cela est parfaitement rationnel au regard de la Loi.

—  Au fond, que me reproche ma banque ? D’avoir commis un crime de lèse-majesté en communiquant la liste de ses comptes clients au fisc ? C’est insensé ! Et plus encore de ne pouvoir en débattre par la volonté de la Loi ! Tout ça parce que j’aurais violé le sacro-saint principe du secret bancaire ? C’est absurde ! Cela signifierait que Loi protège les intérêts de la banque contre ceux de l’État… je n’y comprends plus rien. (Extrait de Dilemmes, p. 258)

 

 

Violation    /   Principe de répression    / Etrange justice

Néant du Droit   /   L'absurde

 

 

 

 

 

Création de la page : le 28 mars 2018


Appel